lamateur

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Première classe
Richard Hawley se fait d'abord remarquer au cours des années 1990 pour ses talents de guitariste, talents qui lui valent de jouer les musiciens de studio pour des gens aussi divers que Robbie Williams, Beth Orton ou les All Saints. Hawley accompagne également Pulp lors de leurs tournées et officie un temps comme membre des oubliés Longpigs, l'un de ces innombrables groupes mineurs éclos dans le sillage de la vague brit-pop du milieu des années 1990. Ce n'est qu'en 2001 que notre homme se lance dans une carr
Bonne nouvelle
Quand la Blogothèque annonça le retour de Peter Walsh aka The Apartments pour une série de trois concerts en France en ce mois de novembre, je restai incrédule un instant et l'affaire prit un tour quasi surréaliste quand j'appris qu'une de ces dates était prévue à Chinon, modeste sous-préfecture d'Indre-et-Loire, au coeur de la Touraine et surtout à trente kilomètres environ de chez moi. Je m'empressai donc fiévreux de réserver une place et trépignai depuis un mois à la perspective incroyable d'assister à u
Calme blanc
Je continuerai aujourd'hui mon parcours aléatoire au sein de l'abondante discographie de Yo La Tengo, avec ce neuvième album officiel du groupe paru en 2000, le troisième que j'aborde dans ces pages. Dix ans après le lumineux Fakebook, le trio d'Hoboken, New Jersey (comme les Feelies), mené par Ira Kaplan et Georgia Hubley continue à démontrer un éclectisme impeccable et une propension réjouissante à se trouver là où on ne l'attend pas.

And then nothing turned itself inside out frappe d'abord p
Monstre de papier
En 1993, R.E.M. a le monde à ses pieds ou peu s'en faut. Le quatuor d'Athens vient d'enchaîner coup sur coup trois albums au succès planétaire (Green en 1988, Out of time en 1991 et Automatic for the people en 1992), le dernier nommé étant de surcroît un éblouissant chef-d'oeuvre crépusculaire. R.E.M. cherche alors à retrouver un peu d'entrain en reposant la mandoline et les violons pour ressortir des placards les guitares électriques et les amplis, à l'instar de leurs premiers modèles punks et
Matins radieux et ciels chagrins
Avec leur Giant steps de 1993 (voir ici) , les Boo Radleys avaient réussi un vértiable coup de maître, le cerveau fumant du pilote Martin Carr organisant le crash parfait entre ses aspirations noisy et une pop grand format héritière directe des monstres du genre, Beach Boys et Beatles en tête. Après un tel sommet, le retour sur terre menaçait d'être périlleux, et l'on pouvait craindre que les ambitions panoramiques de Carr ne conduisent ces petits gars de Liverpool vers la sortie de route.

Au fin
Les orgueilleux
Les Only Ones n'ont jamais été vraiment raccords avec leur époque. Portés sur le devant (?) de la scène par la déferlante punk, ce quatuor anglais semblait en fait n'être là que par la grâce d'un malentendu. Quand les punks prônaient la table rase, Peter Perrett ne jurait que par le rock lettré de Dylan ou Lou Reed; quand les punks crachaient sur la virtuosité et revendiquaient leur incompétence pour sanctifier leur fougue, le groupe affichait une moyenne d'âge proche de la trentaine et un ped
Les joyaux de l'orfèvre
Pour tout amateur de musique pop, le nom des Zombies brille forcément d'un éclat particulier, tant leur Odessey and oracle de 1968 figure en bonne place au panthéon des grands albums du genre. Même si j'avoue ne pas placer ce disque à hauteur d'autres monuments de l'époque (tel le prodigieux Pet sounds des Beach Boys) , je m'incline néanmoins avec ferveur et émotion devant des perles de chansons comme "Care of cell 44" ou "Hung up on a dream". Je reviendrai peut-être un jour ici sur ce disque lége
La sirène et les cowboys
J'ai déjà évoqué au fil de mes différentes notes ce fantastique renouveau country-folk qui surgit des USA (et notamment de San Francisco) au mitan des années 1990 et qui déversa sur mes oreilles et mon coeur éblouis une cohorte de disques inoubliables. Je ne saurai exprimer à quel point ces quelques disques furent fondateurs, tant dans le rapport qu'ils fondèrent entre la musique et moi que par les splendeurs désolées qu'ils firent miroiter devant mes yeux. De Lambchop aux Red House Painters, de
L'astre vagabond


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Les promesses de l'ombre
J'ai déjà évoqué (ici et ici) le cas des New-Yorkais d'Interpol, combo ténébreux costumé de noir qui remit au goût du jour au début de ce siècle les guitares tranchantes, froides et romantiques du post-punk anglais, semblant vouloir ramener sur le devant de la scène les ombres de Joy Division et autres Chameleons. J'ai toujours marqué une certaine réserve vis-à-vis d'Interpol, leurs deux albums me laissant chacun sur un sentiment mitigé, entre fulgurances tendues et saillies prévisibles.

Et
Le voltigeur
La "carrière" d'Andrew Bird débuta il y a déjà quelques années, quand ce songwriter de Chicago (et violoniste hors pair incidemment) oeuvrait au sein d'un groupe dénommé Bowl of Fire, avec lequel il enregistra trois albums entre 1998 et 2001. Bird se fit remarquer par chez nous avec son deuxième album solo, Weather systems, paru en 2003. Malgré ses qualités, j'avoue être toujours resté quelque peu à la porte de ce disque, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. En revanche, l'excellent The myster
Au coeur des ténèbres
Les quelques-uns qui me suivent se douteront probablement que le metal n'est pas franchement ma tasse de thé, n'est pas en tous cas un genre que je connais très bien et que j'ai l'habitude d'écouter. Les Queens of the Stone Age constituent une exception de taille. Leur metal hybride, mêlant au son tranchant des guitares en fusion des volutes de rock psychédélique et un sens mélodique imparable, a su en effet vaincre toutes mes préventions.

Déjà auteurs d'un excellent Songs for the deaf en 2002, l
Branchez les guitares
Après ces quelques jours d'interruption, pourquoi ne pas reprendre les choses où je les avais laissées en allant jeter une oreille sur la suite des aventures discographiques des Strokes? Trois ans après Room on fire, on se demandait un peu si les New Yorkais sauraient encore nous intéresser à leur musique et conserver leur touche distinctive, d'autant que leur deuxième opus, malgré toutes ses qualités, campait quand même un cran en-dessous de leur fracassant Is this it? de 2001. La réponse est ou
En quatrième vitesse
En parlant de leur excellent et remarqué premier album (ici ) il y a déjà un an et demi, j'avais fait allusion à ce deuxième album en le qualifiant de poussif. Après réécoute assidue ces derniers temps, je serais tenté de réviser quelque peu ce jugement un rien péremptoire. Certes, deux ans après le coup de tonnerre de Is this it? qui contribua de façon décisive au "retour du rock" (du moins pour ceux qui le croyaient parti), les Strokes ne réussissent pas tout à fait à toucher la même mar
La fièvre dans le sang
Née en Californie en 1959, Suzanne Vega grandit à New York dans le Spanish Harlem, entre une mère guitariste de jazz et un beau-père écrivain. Elle s'intéresse très jeune aux grands noms de la musique folk et écume dès la fin de son adolescence les clubs folk de Greenwich Village. Sa réputation grandit au sein de la scène new-yorkaise mais Suzanne Vega peine à décrocher un contrat d'enregistrement, aucune maison de disque ne souhaitant miser sur un genre jugé alors sans le moindre intérêt co
Les violons de l'automne
Alors que je viens de découvrir ébahi son dernier album en date, le magnifique Trash yéyé (2007) , j'ai eu envie de revenir aujourd'hui sur le premier opus du garçon. J'avoue avoir longtemps peiné à apprécier ce disque que l'on m'avait offert. Le non-chant chuchoté de Biolay m'indisposait plus qu'autre chose (comme une fade imitation du phrasé gainsbourien) et j'avais remisé sans regrets cet album à la lettre B de ma discothèque, lettre qui m'offrait par ailleurs plus que son lot de cimes music
Le charme de l'éphémère
Impossible ici de livrer un petit historique de ce groupe qui n'en est pas un. Derrière cet alias énigmatique se cache le fruit d'une collaboration remarquable entre Lisa Germano et Giant Sand. D'un côté une songwriter de haut vol évoluant pour faire vite dans des sphères country-folk mélancoliques; de l'autre, un étonnant combo piloté par Howe Gelb, exerçant depuis le début des années 1980 et dont l'influence allait s'avérer grandissante au fil du temps auprès de tout un pan aventureux de la
Les grands ducs
Alors que vient de sortir leur troisième opus Tonight, j'ai eu envie ce soir de revenir sur le premier album de ce quatuor écossais, disque qui leur permit de débouler alors avec fracas sur le devant de la scène et de consacrer accessoirement ce "retour du rock" qu'avaient initié avant eux les Strokes et autres White Stripes.

Avec leurs belles gueules de gravures de mode, leurs références arty savamment distillées et leurs prestations scéniques explosives, le groupe fût rapidement adoubé avec fo
Le jour où il n'a plus parlé
Bashung est mort, et c'est juste triste. Très triste.
Equilibre instable
Au mitan des années 1990, pléthore de groupes anglais à guitares profitait de la brèche ouverte par les grands frères Blur et Oasis pour s'offrir son quart d'heure de gloire (?) rock and roll, incarnant ce qui fût alors nommé brit-pop. J'ai déjà évoqué ici le peu d'intérêt que cette "famille" avait éveillé en moi à l'époque, étant pour ma part infiniment plus passionné par les splendeurs venant alors d'Amérique (de Pavement à Jeff Buckley) , à quelques exceptions près (Portishead ou B
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