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Recent Activity

[16/11/09] One day…
… one (exciting) video.
J’en conviens volontiers : un blog, c’est avant tout un lieu propice à refourguer du poisson de première fraicheur, en prohibant le surgelé à coins carrés. Alors, certes, les produits de saison, y’a rien de tel, mais même les disciples d’Epicure ne pourront nier l’évidence : on trouve parfois, au fond des [...]
Beat Torrent / Tha Trickaz – Mash Up
Ils sont de cette jeune garde qui fait pâlir les plus conservateurs des anciens. Ces blasphémateurs sans vergogne, reniant les bases du solfège, les plus simples gammes, triturant les compositions. Ces petits français qui réinventent les outils de leurs aînés (MPC, platines, vinyles…) pour en sortir un son “live”, moderne et déstructuré. Dans la lignée [...]
[Vidéos] The Roots, aux racines de la rue
Amateurs et réfractaires en conviennent : dans le hiphop, l'image est primordiale. Look , attitude, poses adoptées, rien n'est laissé au hasard. Né en même temps que les premiers clips vidéo, le mouvement a su inclure le support à son message. Trips en Chevrolet à suspensions capricieuses, virées en soirées sales et arrosées, playgrounds suants, battles enflammés, le décor varie au rythme des lyrics ou de l'Etat concerné.

Très souvent, le dénominateur commun à ces compos hétéroclites est le bitume, qu'il soit foulé par les pieds d'un MC en goguette ou les pneus d'un "Lowrider". La rue, c'est depuis toujours le terrain de jeu favori des emblématiques The Roots, connus pour être les pionnier d'un rap "tout acoustique". Entre errances, ballades et instants de vie, petit passage en r(ev)ue :

Clones (1996 - Illadelph Halflife)

[dailymotion id=x1nckp]

Forme classique du "clip de rue", la ballade entre "homies" a ici l'originalité d'être filmée sous plusieurs angles, pour souligner l'esprit bon enfant d'un clip appuyant pourtant un morceau peu tendre envers les rappeurs-pompeurs.

You Got Me (1999 - Things Fall Apart)
Jeopardy!
Réponse : José Kaminsky, alias Rocé.
Question : Quel rappeur français, présent depuis 1996, s’était fait connaître aux côtés de Dj Mehdi sur “On S’habitue” ?
Réponse : “Identité en Crescendo”, sorti chez No Format en 2006.
Question : Pour quel album Rocé s’est-il entouré de musiciens confirmés (Archie Shepp en tête) et de l’écrivaine Djohat, pour [...]
[05/11/09] One Day…
… One track
Lord Newborn & The Magic Skulls – Astro Blue
Ubiquity – Sept.09

Ces derniers temps, l’industrie du disque aura pris les allures d’une bibliothèque de collectionneur Marvel. Les “super-groupes” ont en effet pullulé, rassemblant ce qui pouvait se faire de mieux au sein de différentes familles. Les rockeux ont ainsi eut droit aux Them Crooked [...]
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Mr Scruff - Music Takes Me Up
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Happy Folk
 


 
Kero One - Windmills of the Soul
La salle est comble. La visibilité est altérée par les volutes des cigares, mais, en s'approchant un peu, on commence à distinguer les visages.

Louis Armstrong est là, attablé près de la scène, le sourire aux lèvres. John Coltrane lui narre sa glorieuse escapade à Philly. Miles Davis et Marcus Miller cherchent ensembles les raisons de la relative imperfection de Tutu. Ela Fitzgerald chantonne "Fever" à Charlie Parker, qui en a presque les larmes aux yeux. Les doigts d'Herbie Hancock parcourent frénétiquement le bar. L'attente est longue. Des heures. Des jours. Des années.

Des années que cette constellation d'étoiles cuivrées, de légendes jazzy, attend patiemment de voir ce que la nouvelle génération peut vraiment faire de bon avec la musique qu'elle affectionne. Tous sont là ce soir, venus de très loin, voire de très haut, et n'attendent plus que la confirmation, le lever de rideau.

Le moment arrive enfin. Les lumières se tamisent, un silence de cathédrale plane au-dessus de la salle. Un jeune homme d'origine asiatique entre en scène. Kero One semble intimidé face à une telle audience. Le suit un quintet, puis, juste derrière, un DJ. Charlie Mingus crie au scandale, vite rassuré par Roy Hargrove, qui l'assure de la normalité de la situation. Le concert peut alors commencer. A peine l'intro entamée, Kenny Burrell est le premier à applaudir, savourant l'harmonieuse boucle de guitare, qu'il n'aurait pas reniée. C'est ensuite Courtney Pine qui se voit bluffé par le groove de Give Thanks, la maitrise du saxophoniste alto, ainsi que la qualité des scratches, dont il a toujours été friand.

Puis les morceaux s'enchainent, les applaudissements se faisant de plus en plus fournis à chaque interlude. Interpelée par la fluidité du flow de Kero sur My Story, Nina Simone demande à Erick Truffaz s'il s'agit de scat. Ce dernier lui répond que c'est du rap, mais qu'au fond, ca n'est pas si éloigné. Jaco Pastorious et André Cecarelli a
Oxmo Puccino & The Jazzbastards - Lipopette Bar (2006)
De source sûre, la cible se trouve au Lipopette Bar. Ce type ignore que je vais l'assassiner, le saigner sans sourciller, rendre sa vie aussi éphémère que la fumée de mon cigare… « C'est une affaire pour Johnny Tiratore », dixit le boss. On me surnomme « One Shot », le crime me colle à la peau comme une paire de menottes. Certains sont violents et vident un chargeur quand ils sont fâchés. Mon style à moi c'est Cohiba et Gomina, pas d'effusion d'sang, pas d'balle gâchée. Je laisse à ma proie quelques minutes de sursis, le temps d'organiser la livraison, via l'Canada, d'une cargaison d'whisky.
« Garçon, la même chose ! ». J'sais même plus à combien de Martini j'en suis. Malgré tout ça, pas moyen d'arriver à éclaircir mon esprit. Ce type a buté ma nana, et ce sans le moindre scrupule. Maintenant j'le vois partout, encore cette putain d'parano qui me manipule. Le groupe de jazz au fond du bar servira p't'etre à m'changer les idées, mais c'est pas gagné, parce que sur la picole ce soir j'ai pas lésiné. Tiens, un MC, ça casse la routine des ptites pépés habituelles. J'me retourne, guette à droite, à gauche, ça commence à devenir un rituel. Attends, j'ai bien vu là ? Ce serait pas Johnny au fond du bar ? Et si enfin, depuis l'temps que j'l'attends, ce serait pas le fameux soir ?
Le métier, c'est se faufiler dans l'ombre, être patient et avoir les dents longues. Observer sa proie comme un félin, visualiser l'espace avant l'exécution, ne pas s'poser d'questions quand chaque goutte de sang versée représente un orphelin. Finalement on est si proche et si différent… Chacun a choisi son camp. On a la même mentalité mais on est opposé par la polarité d'nos sentiments. Ce gars au fond chantonne qu'on peut « à la fois perdre et gagner ». Il croit pas si bien dire et j'anesthésie ma conscience avec des liasses de billets. Combien de fois j'ai « rempli le chargeur avant la roulette russe », fait sauté des voitures, laiss