Broadcast se forme en 1995 à Birmingham, en Angleterre, quintette groupée autour de la chanteuse Trish Keenan. Le groupe se fait remarquer en publiant plusieurs singles et EP sur différents labels en vogue de l'underground avant d'être finalement signé sur le label Warp, terre d'accueil de nombreux francs-tireurs des musiques électroniques, d'Autechre à Squarepusher. Sans doute saisi par la cohérence des titres disséminés de-ci de-là par le groupe, le label décide alors de sortir cette compilation en 1997.
Je connais mal l'univers de l'électro mais, je pense que si on envisageait le label Warp comme une galaxie, Broadcast pourrait parfaitement servir d'émissaire vers les univers de la pop. En apparence loin des recherches sonores de nombre de ses voisins de label, Broadcast semble ne jurer que par les refrains à siffloter et les mélodies imparables, le tout porté par la voix diaphane de Trish Keenan. Pourtant, si le groupe puise aux sources éternelles de la pop-music, il emmène celle-ci vers des territoires autres, développant une curieuse esthétique minimaliste et futuriste, comme des Young Marble Giants de l'espace. Broadcast joue ainsi une drôle de pop électronique, faite de peu (beaucoup de synthés, quelques notes de guitares ici ou là, une vraie batterie qui vient parfois ouvrir les fenêtres) mais pleine de reliefs, qu'on imagine volontiers composée dans une capsule spatiale.
Broadcast crée de savoureux paysages sonores, faisant faire à sa navette de drôles de loopings plus risqués qu'il n'y paraît. La voix monotone et étrangement détaché de Trish Keenan apporte un étonnant mélange de mélancolie et de légèreté à l'ensemble. Le groupe fait son miel de ballades brumeuses, avec l'introductif « Accidentals », l'étonnante ballade toute en horizontalité « We've got time » ou le somptueux « Lights out », dont la mélancolie poisseuse évoque Portishead en personne. Broadcast sait cependant aussi se faire bondissant comme le montre le carrousel de « The booklovers
Je connais mal l'univers de l'électro mais, je pense que si on envisageait le label Warp comme une galaxie, Broadcast pourrait parfaitement servir d'émissaire vers les univers de la pop. En apparence loin des recherches sonores de nombre de ses voisins de label, Broadcast semble ne jurer que par les refrains à siffloter et les mélodies imparables, le tout porté par la voix diaphane de Trish Keenan. Pourtant, si le groupe puise aux sources éternelles de la pop-music, il emmène celle-ci vers des territoires autres, développant une curieuse esthétique minimaliste et futuriste, comme des Young Marble Giants de l'espace. Broadcast joue ainsi une drôle de pop électronique, faite de peu (beaucoup de synthés, quelques notes de guitares ici ou là, une vraie batterie qui vient parfois ouvrir les fenêtres) mais pleine de reliefs, qu'on imagine volontiers composée dans une capsule spatiale.
Broadcast crée de savoureux paysages sonores, faisant faire à sa navette de drôles de loopings plus risqués qu'il n'y paraît. La voix monotone et étrangement détaché de Trish Keenan apporte un étonnant mélange de mélancolie et de légèreté à l'ensemble. Le groupe fait son miel de ballades brumeuses, avec l'introductif « Accidentals », l'étonnante ballade toute en horizontalité « We've got time » ou le somptueux « Lights out », dont la mélancolie poisseuse évoque Portishead en personne. Broadcast sait cependant aussi se faire bondissant comme le montre le carrousel de « The booklovers