J'ai déjà eu l'occasion ici de parler de Feist à propos de son précédent album, le joli Let it die, disque de pop-folk libre et subtil. Avec ce troisième opus paru l'an dernier, la Canadienne Leslie Feist n'a pas manqué l'occasion d'enfoncer joliment le clou, réussissant la gageure de conquérir un succès plus vaste encore en réalisant un disque plus abouti.
Assistée de sa troupe de fidèles, notamment des précieux Gonzales et Renaud Létang, Feist poursuit dans sa voie faite d'éclectisme et d'élégance. L'esprit toujours aventureux, la demoiselle balance ainsi entre ballades folk, tonalités jazzy et mélodies pop pour un résultat vraiment plaisant. Sa voix, quelque part entre Joni Mitchell et Kristin Hersh, lui permet d'assumer ces changements de registre avec bonheur, le tout reposant sur une instrumentation juste et subtile. Le seul bémol selon moi tiendrait dans ce que certaines chansons, pour agréables qu'elles soient, demeurent un peu trop lisses pour rendre vraiment justice au caractère pourtant bien trempé de la demoiselle.
Il est difficile en tous cas de passer à côté des deux tubes majeurs de cet album, deux pépites joliment placées au sommet des charts français: l'épatant "My moon my man" et son riff de piano imparable, et surtout le génial "1234", moment de grâce et d'élégance comme on en voit peu au sommet des hit-parades (un peu comme le superbe "New soul" de Yael Naim) . Outre ces incontournables, Feist aligne une poignée de chansons de haute tenue, à commencer par ce magnifique "I feel it all", tout de plénitude mélancolique, irradié par le toucher grâcieux de Gonzales au piano. Feist séduit aussi bien nue avec la ballade folk "So sorry" et l'émouvant "The park" que drapée dans les élégantes soieries du superbe "How my heart behaves". "Sealion" nous dévoile une Feist plus débridée mais pas moins intéressante. Dommage comme je l'ai dit plus haut que certains titres ronronnent un peu, comme "Intuition" ou "Brandy Alexander".
Assistée de sa troupe de fidèles, notamment des précieux Gonzales et Renaud Létang, Feist poursuit dans sa voie faite d'éclectisme et d'élégance. L'esprit toujours aventureux, la demoiselle balance ainsi entre ballades folk, tonalités jazzy et mélodies pop pour un résultat vraiment plaisant. Sa voix, quelque part entre Joni Mitchell et Kristin Hersh, lui permet d'assumer ces changements de registre avec bonheur, le tout reposant sur une instrumentation juste et subtile. Le seul bémol selon moi tiendrait dans ce que certaines chansons, pour agréables qu'elles soient, demeurent un peu trop lisses pour rendre vraiment justice au caractère pourtant bien trempé de la demoiselle.
Il est difficile en tous cas de passer à côté des deux tubes majeurs de cet album, deux pépites joliment placées au sommet des charts français: l'épatant "My moon my man" et son riff de piano imparable, et surtout le génial "1234", moment de grâce et d'élégance comme on en voit peu au sommet des hit-parades (un peu comme le superbe "New soul" de Yael Naim) . Outre ces incontournables, Feist aligne une poignée de chansons de haute tenue, à commencer par ce magnifique "I feel it all", tout de plénitude mélancolique, irradié par le toucher grâcieux de Gonzales au piano. Feist séduit aussi bien nue avec la ballade folk "So sorry" et l'émouvant "The park" que drapée dans les élégantes soieries du superbe "How my heart behaves". "Sealion" nous dévoile une Feist plus débridée mais pas moins intéressante. Dommage comme je l'ai dit plus haut que certains titres ronronnent un peu, comme "Intuition" ou "Brandy Alexander".
Malgré quelques limites,