Il n'est pas évident de parler ici d'un disque aussi connu, classique absolu d'un groupe mythique, paré qui plus est de l'aura légendaire de Jim Morrison, dont la pierre tombale accueille encore quotidiennement 35 ans après sa mort les hommages de dévots pèlerins. Que pourrais-je en effet rajouter qui n'ait pas été dit?
J'ai découvert les Doors banalement à la sortie de l'adolescence, au moment où sortait sur les écrans le biopic d'Oliver Stone consacré à Morrison. J'ai acheté ce disque (auquel je préférais même le best of) et puis, les années passant, le groupe s'est trouvé relégué parmi les souvenirs de ma jeunesse, sorte de symbole sympathique de mes anciens goûts. Je n'ai ainsi jamais cherché à écouter d'autres disques du groupe jusqu'à très récemment. Et puis, sans trop savoir pourquoi, j'ai un jour ressorti ce disque de l'étagère et me voilà à nouveau sous le charme d'une musique qui se présente à moi sous un jour différent.
On retient souvent des Doors les postures de poète maudit de Jim Morrison, les longs morceaux psychédéliques, les déclamations hallucinées et les concerts chaotiques transformés en cérémonies païennes sous la férule d'un leader charismatique ne refusant aucune addiction. Je préfèrerais insister sur la musique du groupe, sur ce mélange détonnant de rythm and blues, de jazz, de musique de cabaret, de classique et de pop. Plus que le poète romantique pour coeurs adolescents, Morrison est d'abord un chanteur sauvage, insufflant aux morceaux du groupe une puissance et une dynamique peu communes, les remplissant jusqu'à la gueule de sperme et de sueur. Loin d'être un groupe de ballades éthérées à la "The end", le groupe est d'abord un grand groupe de rythm and blues, dont la musique campe solidement sur ses bases avant de penser éventuellement à décoller. L'orgue de Manzarek donne un cachet original au groupe (de même que l'absence de bassiste) et les incisions de guitare de Krieger apportent un élégant contrepoint aux débordem
J'ai découvert les Doors banalement à la sortie de l'adolescence, au moment où sortait sur les écrans le biopic d'Oliver Stone consacré à Morrison. J'ai acheté ce disque (auquel je préférais même le best of) et puis, les années passant, le groupe s'est trouvé relégué parmi les souvenirs de ma jeunesse, sorte de symbole sympathique de mes anciens goûts. Je n'ai ainsi jamais cherché à écouter d'autres disques du groupe jusqu'à très récemment. Et puis, sans trop savoir pourquoi, j'ai un jour ressorti ce disque de l'étagère et me voilà à nouveau sous le charme d'une musique qui se présente à moi sous un jour différent.
On retient souvent des Doors les postures de poète maudit de Jim Morrison, les longs morceaux psychédéliques, les déclamations hallucinées et les concerts chaotiques transformés en cérémonies païennes sous la férule d'un leader charismatique ne refusant aucune addiction. Je préfèrerais insister sur la musique du groupe, sur ce mélange détonnant de rythm and blues, de jazz, de musique de cabaret, de classique et de pop. Plus que le poète romantique pour coeurs adolescents, Morrison est d'abord un chanteur sauvage, insufflant aux morceaux du groupe une puissance et une dynamique peu communes, les remplissant jusqu'à la gueule de sperme et de sueur. Loin d'être un groupe de ballades éthérées à la "The end", le groupe est d'abord un grand groupe de rythm and blues, dont la musique campe solidement sur ses bases avant de penser éventuellement à décoller. L'orgue de Manzarek donne un cachet original au groupe (de même que l'absence de bassiste) et les incisions de guitare de Krieger apportent un élégant contrepoint aux débordem