Il est des disques vers lesquels on appréhende parfois de revenir, tant on les a aimés, usés jusqu'à la corde et pour lesquels on craint qu'une nouvelle écoute ne vienne nous révéler à quel point on aurait changé. On ne saurait alors plus très bien s'il faudrait s'en féliciter ou se demander ce qui se serait perdu en route.
A sa sortie, ce disque a longtemps squatté ma platine en tyran, accommodant sa douceur et sa mélancolie, sa lumière et ses mélodies aux fluctuations de mes humeurs. Et puis, les disques suivants du groupe attendus avec tant d'excitation se sont avérés un peu décevants et j'ai fini par passer à autre chose. Cependant, chaque retour vers ce disque inusable me confirmait dans mes élans passés. C'est encore le cas aujourd'hui.
Alors certes, on sait qu'on a changé et c'est très bien comme ça. Les lignes claires et les lignes de fuite de ce disque splendide nous touchent parfois différemment, d'autres fois agitent les mêmes points demeurés sensibles. Combo de sept musiciens piloté par Stuart Murdoch, Belle and Sebastian livre ici avec son deuxième album une musique belle et lumineuse, mêlant arpèges folk et arrangements pop, empruntant aussi bien à Love et aux Pale Fountains qu'au Velvet Underground de Loaded. La musique de Belle and Sebastian sur ce disque constitue surtout une merveilleuse garde-robes adaptée aux quatre saisons. Des scintillements printaniers de "Seeing other people" (conduit par un piano enchanteur) ou "Get me away from here I'm dying" aux frimas bouleversants de "The fow in the snow", des teintes estivales de "Mayfly" aux couleurs automnales de "The boy done wrong again", Belle and Sebastian promène avec une grâce confondante ses guitares souples, ses cordes onctueuses, son harmonica enjoué et ses mélodies superlatives devant nos yeux ébahis. D'un romantisme incurable mais d'un humour incisif, les textes et la voix de Stuart Murdoch confèrent de surcroït à l'ensemble une patine inusable de mélancolie céleste.
A sa sortie, ce disque a longtemps squatté ma platine en tyran, accommodant sa douceur et sa mélancolie, sa lumière et ses mélodies aux fluctuations de mes humeurs. Et puis, les disques suivants du groupe attendus avec tant d'excitation se sont avérés un peu décevants et j'ai fini par passer à autre chose. Cependant, chaque retour vers ce disque inusable me confirmait dans mes élans passés. C'est encore le cas aujourd'hui.
Alors certes, on sait qu'on a changé et c'est très bien comme ça. Les lignes claires et les lignes de fuite de ce disque splendide nous touchent parfois différemment, d'autres fois agitent les mêmes points demeurés sensibles. Combo de sept musiciens piloté par Stuart Murdoch, Belle and Sebastian livre ici avec son deuxième album une musique belle et lumineuse, mêlant arpèges folk et arrangements pop, empruntant aussi bien à Love et aux Pale Fountains qu'au Velvet Underground de Loaded. La musique de Belle and Sebastian sur ce disque constitue surtout une merveilleuse garde-robes adaptée aux quatre saisons. Des scintillements printaniers de "Seeing other people" (conduit par un piano enchanteur) ou "Get me away from here I'm dying" aux frimas bouleversants de "The fow in the snow", des teintes estivales de "Mayfly" aux couleurs automnales de "The boy done wrong again", Belle and Sebastian promène avec une grâce confondante ses guitares souples, ses cordes onctueuses, son harmonica enjoué et ses mélodies superlatives devant nos yeux ébahis. D'un romantisme incurable mais d'un humour incisif, les textes et la voix de Stuart Murdoch confèrent de surcroït à l'ensemble une patine inusable de mélancolie céleste.
Comme tous les grands di