Je n'ai jamais été très familier des musiques électroniques, traînant longtemps derrière moi un vieux préjugé de mes amours de jeunesse, quand je ne jurais que par le son des guitares ou les envolées de la pop orchestrale. J'ai peu à peu nuancé mon radicalisme pop-rock-folk, ne pouvant que m'incliner devant la majesté des formes neuves engendrées par les alliances et confrontations entre l'électro et pop, rock, folk ou soul, de Bjork à Radiohead, de Massive Attack à Portishead. Je n'ai cependant jamais souhaité m'aventurer vers les formes "pures" de la techno ou de la house-music, et les constructions savantes d'Aphex Twin m'ont par exemple plus fasciné que chaviré. Quant à la musique de club, j'avoue n'y être guère sensible plus de dix minutes, et mes récentes écoutes du disque de Justice m'ont confirmé dans cette inclinaison. Ecouter Burial constitue donc pour moi une expérience assez déconcertante et inhabituelle.
Derrière ce pseudonyme pas vraiment glop (Burial signifiant enterrement pour les allergiques à l'anglais) se cache un producteur anglais du nom de William Bevan L'homme oeuvra longtemps dans l'anonymat le plus complet, souhaitant le minimum d'interférences entre sa musique et son public, et entretenant du même coup un indéniable mystère autour de ses productions. En 2006, un premier album éponyme reçut un accueil enthousiaste de la presse spécialisée et en 2007, ce deuxième opus, Untrue, fût à son tour accueilli par un concert de louanges, au-delà même du cercle restreint des amateurs d'électro underground.
Derrière des abords assez abscons, parfois rebutants, la musique de Burial parvient, dans ses meilleurs moments, à irradier d'une lumière à la fois douce et froide. Sur des rythmiques oscillant entre pulsations cardiaques et cliquetis métalliques, Burial place des nappes de synthés samplés et surtout un étonnant entrelacs de voix, parasitées, triturées, donnant l'impression saisissante de musique fantôme. Un des meilleurs titres du disque
Derrière ce pseudonyme pas vraiment glop (Burial signifiant enterrement pour les allergiques à l'anglais) se cache un producteur anglais du nom de William Bevan L'homme oeuvra longtemps dans l'anonymat le plus complet, souhaitant le minimum d'interférences entre sa musique et son public, et entretenant du même coup un indéniable mystère autour de ses productions. En 2006, un premier album éponyme reçut un accueil enthousiaste de la presse spécialisée et en 2007, ce deuxième opus, Untrue, fût à son tour accueilli par un concert de louanges, au-delà même du cercle restreint des amateurs d'électro underground.
Derrière des abords assez abscons, parfois rebutants, la musique de Burial parvient, dans ses meilleurs moments, à irradier d'une lumière à la fois douce et froide. Sur des rythmiques oscillant entre pulsations cardiaques et cliquetis métalliques, Burial place des nappes de synthés samplés et surtout un étonnant entrelacs de voix, parasitées, triturées, donnant l'impression saisissante de musique fantôme. Un des meilleurs titres du disque