En quatrième vitesse

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lamateur added this video and said
En parlant de leur excellent et remarqué premier album (ici ) il y a déjà un an et demi, j'avais fait allusion à ce deuxième album en le qualifiant de poussif. Après réécoute assidue ces derniers temps, je serais tenté de réviser quelque peu ce jugement un rien péremptoire. Certes, deux ans après le coup de tonnerre de Is this it? qui contribua de façon décisive au "retour du rock" (du moins pour ceux qui le croyaient parti), les Strokes ne réussissent pas tout à fait à toucher la même martingale. Ce deuxième album manque ainsi d'un "je ne sais quoi" l'empêchant de se hisser à la hauteur de son révéré prédécesseur, peut-être juste du charme des premières fois. Cependant, on ne saurait pour autant affirmer que les New-Yorkais se prennent ici les pieds dans le tapis toujours glissant du deuxième album.

A l'attaque de ce tournant souvent périlleux (et parfois mortel), les Strokes choisissent de creuser le même sillon, celui d'un rock flambeur et flamboyant, tout hérissé d'électricité conquérante. Julian Casablancas continue ainsi de poser son chant d'une élégance nonchalante sur les arpèges dévalés à tombeau ouvert par Nick Valensi et Albert Hammond Jr et les Strokes se placent toujours en héritiers arty de tout un pan de l'histoire du rock new-yorkais, de Lou Reed à Television.

Le disque s'ouvre par une phrase à contre-pied de leur réputation de poseurs: "I wanna be forgotten / And I don't wanna be reminded" sur un "What ever happened?" un peu trop gueulard pour séduire vraiment. Au-delà de cette déclaration d'intention, le groupe ne manque pourtant pas d'arguments pour marquer les mémoires, à commencer par l'ébouriffant "Reptilia", cavalcade démoniaque exécutée en quatrième vitesse et laissant l'auditeur essoufflé et transi. Les Strokes s'offrent aussi quelques pas de côté, insufflant une drôle de ryhtmique reggae à leurs mélodies urbaines sur les très réussis "Automatic stop" et "Between love and hate". La fibre pop du groupe ressort de façon trè
Nov
7

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