Après ces quelques jours d'interruption, pourquoi ne pas reprendre les choses où je les avais laissées en allant jeter une oreille sur la suite des aventures discographiques des Strokes? Trois ans après Room on fire, on se demandait un peu si les New Yorkais sauraient encore nous intéresser à leur musique et conserver leur touche distinctive, d'autant que leur deuxième opus, malgré toutes ses qualités, campait quand même un cran en-dessous de leur fracassant Is this it? de 2001. La réponse est oui, mille fois oui, le groupe parvenant à surpasser ses précédentes réalisations.
Comme le dit si bien Johanna Seban des Inrocks, les Strokes livrent ici "la somme de [leurs deux précédents albums] avec trois fois plus d'enceintes dans le salon". Pas de révolution ici, le groupe conserve sa faculté de délivrer des mélodies imparables baignées dans un torrent de guitares carillonnantes, mais semble atteindre l'acmé de sa formule. Les Strokes finissent ainsi par incarner une sorte de paroxysme du groupe de rock à guitares, tirant la quintessence d'un genre pourtant mille fois ressassé et infligeant à cette musique de si habiles caresses qu'elle en retrouve toute sa verdeur. Les deux guitaristes Valensi et Hammond irriguent la plupart de ces morceaux d'une sève de guitares formidablement roborative tandis que Casablancas n'en finit plus de (dé)chanter avec une coolitude innée dans la voix.
Les Strokes enquillent donc les titres de haute volée, plaçant la barre très haut dès l'introductif "You only live once", morceau qui nous donne envie de chanter, crier et danser peu importe l'heure et l'endroit. Avec "Juicebox", le groupe démontre encore sa formidable maîtrise de la vitesse et des accélérations puis "Heart in a cage" et "Razorblade" nous comblent de leurs guirlandes d'arpèges imparables. Avec le génialissime "On the other side", les Strokes font danser leurs six-cordes tandis que Casablancas égrène des paroles à tomber ("I hate them all/I hate them all/I hate myself for hating th
Comme le dit si bien Johanna Seban des Inrocks, les Strokes livrent ici "la somme de [leurs deux précédents albums] avec trois fois plus d'enceintes dans le salon". Pas de révolution ici, le groupe conserve sa faculté de délivrer des mélodies imparables baignées dans un torrent de guitares carillonnantes, mais semble atteindre l'acmé de sa formule. Les Strokes finissent ainsi par incarner une sorte de paroxysme du groupe de rock à guitares, tirant la quintessence d'un genre pourtant mille fois ressassé et infligeant à cette musique de si habiles caresses qu'elle en retrouve toute sa verdeur. Les deux guitaristes Valensi et Hammond irriguent la plupart de ces morceaux d'une sève de guitares formidablement roborative tandis que Casablancas n'en finit plus de (dé)chanter avec une coolitude innée dans la voix.
Les Strokes enquillent donc les titres de haute volée, plaçant la barre très haut dès l'introductif "You only live once", morceau qui nous donne envie de chanter, crier et danser peu importe l'heure et l'endroit. Avec "Juicebox", le groupe démontre encore sa formidable maîtrise de la vitesse et des accélérations puis "Heart in a cage" et "Razorblade" nous comblent de leurs guirlandes d'arpèges imparables. Avec le génialissime "On the other side", les Strokes font danser leurs six-cordes tandis que Casablancas égrène des paroles à tomber ("I hate them all/I hate them all/I hate myself for hating th