Monstre de papier

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lamateur added this video and said
En 1993, R.E.M. a le monde à ses pieds ou peu s'en faut. Le quatuor d'Athens vient d'enchaîner coup sur coup trois albums au succès planétaire (Green en 1988, Out of time en 1991 et Automatic for the people en 1992), le dernier nommé étant de surcroît un éblouissant chef-d'oeuvre crépusculaire. R.E.M. cherche alors à retrouver un peu d'entrain en reposant la mandoline et les violons pour ressortir des placards les guitares électriques et les amplis, à l'instar de leurs premiers modèles punks et du grunge qui vit alors (sans le savoir) ses derniers feux.

Malheureusement, la mort de Kurt Cobain viendra salement plomber l'ambiance des séances d'enregistrement, jetant comme un voile noir sur ce qui devait être un joyeux retour aux sources. Difficile donc d'appréhender ce disque bancal, loin de figurer aux premières loges de la discographie touffue du groupe mais se révélant réellement touchant par certains aspects. On retrouve en effet ici un groupe compact, prenant audiblement plaisir à jouer fort de vrais morceaux de rock comme le ferait un groupe d'adolescents dans son garage. Peter Buck ressort pour l'occasion ses amplis et son lot de pédales d'effets et on ne peut qu'être touchés par cette joie et ce plaisir qui continuent d'irriguer les gestes d'un combo alors au sommet de sa gloire.

Là où le bât blesse, c'est malheureusement au niveau des chansons, rarement au niveau de ce qu'on pourrait attendre d'un groupe comme R.E.M. Alors rien de vraiment indigne ici et on écoute avec un vrai plaisir des morceaux comme "What's the frequency Kenneth?" ou "Crush with eyeliner", sur lequel Thurston Moore vient amicalement poser ses griffes. Le tout roule cependant beaucoup trop à l'ordinaire pour vraiment nous emballer, comme les poussifs et convenus "Star 69", "King of comedy" ou "Circus envy". "Strange currencies" est une jolie ballade mais sans surprise et seuls "Bang and blame" ou "I don't sleep, I dream" se nimbent d'une certaine magie. Le meilleur moment du disque se révèle au final "Le
Nov
7

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First collected by lamateur
Nov 7, 2009
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